David Jourquin est comme ses fragrances, sensible, secret, calme et pourtant bouillonnant, habité d’une intense passion. Ses réponses, sa démarche…

Les parfums de votre vie ?

« Je suis sensible à une fragrance qui parle à mes émotions. Je ne m’attache pas à la marque. Il me paraît inconcevable de mêler mon intimité à une histoire qui ne lui appartient pas. D’ailleurs suis capable de me procurer une fragrance inconnue du fin fond de l’Italie si elle me parle à l’oreille. Si nous sommes en résonance, ce qui signifie que nous avons besoin l’un de l’autre pour nous exprimer pleinement. Pour moi le parfum est quelque chose de profondément authentique, qui se connecte à l’émotion de manière immédiate et instinctive. »

Le parfum est souvent associé à une marque de couture…

« Je ne suis pas dans une logique marketing. Je suis guidé par ma passion et mon instinct. Tout simplement. Aujourd’hui, les parfums David Jourquin existent. J’en revendique chaque micron, chaque goutte, chaque sensation olfactive. Ils sont ma réalités, et mon rêve. »

Votre vocation de créateur ?

« Mon parcours est une quête émotionnelle. Chaque parfum que je crée est en moi depuis toujours. Un jour, il devient une réalité, que j’ai envie de partager… »

Vos parfums sont chers… Objets de luxe ?

« Ils ne sont pas chers, ils sont coûteux. Le luxe que j’aime à le prix qu’il vaut et non celui qu’il revendique… De plus, pour valoriser mes fragrances, je travaille avec des artisans français qui conçoivent mes flacons avec des matières nobles comme le bois et le cuir. Cela en fait des objets vraiment précieux. »

Votre ambition ?

« Je voudrais que l’on aime mes parfums pour ce qu’ils sont : des compositions olfactives personnelles, uniques, qui se murmurent comme des secrets, à quelqu’un que l’on aime. »

Un chuchotement peut devenir assourdissant

J’espère bien !

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